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L'Estréchure : La chasse

 

 

sanglier

 

 

 

Historique de la chasse au sanglier dans les Cévennes

 

« Dés la fin du XIVème siècle, les seigneurs des Cévennes, à eux seuls, ne peuvent plus suffire à la chasse aux bêtes féroces, et pour la première fois en 1361 – 1377, ils accordent à leurs paysans dans la baronie de Hierle (région du Vigan) le droit d’exterminer les ours, les sangliers, les chevreuils. C’est que la besogne ne manque pas ; l’ours brun des Cévennes revient s’installer en masse sur les pentes de l’Aigoual ; des hardes de cerfs sillonnent les garrigues et les bois de chênes verts. Le Causse est plein de loups ; les perdix deviennent aussi communes que les poules ; et jusqu’au début du XVIème siècle, la chasse paysanne demeure totalement libre tant les réserves de gibier paraissent illimitées. »

 

Emmanuel Le Roy Ladurie « Les paysans du Languedoc ».

 

 

Le sanglier

De nos jours, la chasse en Cévennes est essentiellement axée sur le sanglier, mammifère ongulé appartenant à la sous espèce « Sus scrofa scrofa ».

Son poids peut atteindre plus de 100 Kg et pourrait aller jusqu’à 150 Kg si son extermination ne l’empêchait pas d’arriver à un age avancé (20 à 25 ans au maximum).

 

grossanglier

 

"Dans le temps" on tuait de très grosses bêtes !

 

 

La durée de la gestation est d’environ 114 jours, une laie jeune donnant souvent naissance à deux marcassins, alors qu’une femelle de plus de 6 ans donnera naissance à 8 à 10 jeunes.

 

 

marcassin

 

Le marcassin

 

 

La chasse en Cévennes de nos jours

 

Au cours de la première moitié du XXème siècle, les chasseurs sont essentiellement préoccupés par le petit gibier (lièvre, lapin et perdrix).

Les battues se généralisent à partir des années 60 – 70 alors que le lapin est décimé par la myxomatose et que les perdreaux ne résistent pas à la disparition des derniers champs cultivés.

Le sanglier est le principal gibier des Cévennes, il est chassé en battues par une équipe aidée par les chiens courants et outre le loisir et l’apport en viande procurés par sa chasse, celle ci permet une nécessaire régulation de la population des « bêtes noires » qui causent de nombreux dégâts aux abords des habitations ; de plus, la chasse constitue un élément essentiel de la vie sociale au sein des villages cévenols.

 

Chaque village a sa société de chasse, Le Ramier cévenol à l'Estréchure, La Diane cévenole à St André, La Peyrollenque à Peyrolles,

Les Compagnons saumanois à Saumane, La Plantiéroise ou le Coulet aux Plantiers.

 

 

 

 

 

Battue aux sangliers en Cévennes

(30 122 Les Plantiers)

 

 

 

La battue aux chiens courants

 

 

C’est au cours de ce type de chasse que se tuent la plupart des sangliers.
Les équipes qui opèrent sur un territoire plus ou moins vaste, en général une commune, comptent 7 ou 8 membres pour les plus petites et jusqu’à plus de trente pour les plus importantes.
Les vêtements utilisés sont chauds et solides (bleus de travail, jeans, ou éléments de surplus militaires).
La tenue, autrefois la plus neutre possible, est aujourd’hui volontairement très voyante (gilets fluorescents employés pour des raisons de sécurité à la suite de nombreux accidents mortels).
Les armes utilisées sont la carabine ou le fusil lisse.
Le matin de la chasse, certains membres de l’équipe vont repérer les traces de sangliers pour choisir et évaluer le potentiel du territoire ou s’effectuera la battue, toutefois, compte tenu de l’abondance du gibier, ce préalable n’est pas pratiqué de façon systématique.
Une fois le territoire choisi, les chasseurs se répartissent les postes qui sont les points de passage des bêtes poussées par les chiens ; ces points sont connus par l’expérience qu’une longue pratique a permis de localiser. Il faut aussi noter l’emploi des routes pour se poster.
Quand chacun est installé à son poste dont en principe il ne bouge pas, le ou les traqueurs détachent les chiens qui lèvent tôt ou tard un ou plusieurs sangliers qu’il s’agira d’abattre.
On n’éviscère pas les bêtes sur place, on se contente s’il s’agit d’un mâle d’ôter les parties sexuelles car la glande prépuciale donnerait mauvais goût à la venaison.

La chasse se termine au village par la préparation des parts de viande et leur répartition entre chasseurs et propriétaires des terrain ; la hure (tête du sanglier) est en principe réservée au chasseur qui a tué l’animal.

 

 

***

 

 

Références : Rapport de stage de Frédéric JAUVERT (Technicien Forestier, Secrétaire de l'Association Cynégétique du Parc National des Cévennes).

 

 

Nous remercions Frédéric JAUVERT pour nous avoir autorisé à emprunter ce qui précède, tiré de sa monographie : "Vers une meilleure connaissance du sanglier en Cévennes 1984-1985"

 

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