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L'Estréchure : Le tanin

 

 

 

Parmi les ressources financières de la population locale, on compte durant quelques décennies la récolte du bois de châtaignier destiné à la fabrication du tanin servant à traiter les peaux de cuir pour leur conservation (procédé découvert en 1846).


Dès 1870 la maladie de l'encre apparaît portant gravement atteinte aux châtaigneraies.


Les Cévennes sont touchées et pour pallier au manque à gagner, les agriculteurs vendent leurs arbres aux usines de tanins.

 

Cette activité a été exercée à l'échelle artisanale par la petite entreprise de Fernand PIASTRELLI (que l'on aperçoit sur les clichés ci dessous) qui a bien voulu nous raconter ses souvenirs de l'époque et nous confier quelques photographies de ses chantiers qui ont occupé jusqu'à douze ouvriers.

 

Un des problèmes consistait à faire descendre le bois jusqu'aux routes à partir desquelles il était chargé sur des charrettes et plus tard des camions; dans les montagnes difficiles d'accès, on avait recours pour cela à des câbles ou même à des téléphériques artisanaux.

 

 

1

 

Récolte du bois et apport jusqu'aux câbles de descente à dos d'homme.

 

 

 

2

 

Cabestan d'arrimage des câbles du téléphérique.

 

 

 

3

 

Roue de circulation de la câblette tractrice des fagots

et interphone de communication entre le départ

et l'arrivée du bois.

 

 

 

4

 

Préparation du chargement.

 

 

 

5

 

Lancement du chargement par traction par les ouvriers

de la câblette de remontée.

 

 

 

6

 

Descente du bois à dos de mulets,

de la coupe des Blaquières au Suel sur un autre chantier.

 

 

 

Toutes ces photographies datent de 1952, cette activité s'étant poursuivie jusqu'en 1985.

 

Bien avant 1952, c'est l'usine PROGIL (*) de St Jean du Gard qui traitait ce bois; il était tout d'abord écorcé sur place, travail pénible en hiver et réalisé au poudet ou à la hache, mais plus facile en période de montée de sève.

 

A l'arrivée à l'usine, le bois était débité en copeaux grossiers, déversé dans l'eau bouillante, et la solution ainsi obtenue était distillée dans de grands alambics de cuivre.

 

Le produit fini (tanin) était enfin conditionné en tonneaux pour être livré aux tanneurs et mégissiers.

 

A l'époque des photographies ci-dessus, l'usine de St Jean était fermée, le bois était livré à d'autres usines, au Vigan, à Génolhac ou à Castres.

 

Dés 1964, l'apparition de produits chimiques de tannage porte atteinte à la rentabilité du tanin de châtaignier et les usines commencent à fermer.

 

Aujourd'hui, le tanin naturel n'est plus utilisé dans l'industrie qui a recours à des produits chimiques tels que le Chrome.

 

 

 

Fernand PIASTRELLI raconte ...  

 

 

 

 

(*) Usine créée par Levenstein et fils en 1913, rachetée en 1925 par PROGIL, et enfin arrêtée en 1939 avec vente des locaux à la nouvelle S.R.L. Henri Paulhan et ses fils, fabricant de confection.

 

Les photographies d'illustration de cet article nous ont été prêtées par Fernand PIASTRELLI.

 

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